Franchir la berge - Les lacs, les Alpes, des architectures

« Franchir la rivière » nous aurait immédiatement suggéré une exposition consacrée aux ouvrages d’art, mais « Franchir la berge » nous ramène subtilement aux questions de la limite, du seuil, de la ligne, de la frontière entre le solide et le liquide, entre le ferme et le mou, entre le connu et l’incertain.  En choisissant ce titre pour une exposition d’architecture, Dominique Amouroux, le commissaire, laisse entendre que nous allons découvrir une géographie de la relation entre architecture et eau. Les quatre postures abordées nous amènent effectivement à décrypter le sens des choix d’implantation et des partis architecturaux. Cette approche descriptive propose un corpus de bâtiments soigneusement choisis qui nous oblige à dépasser ce premier niveau de lecture et à élargir notre réflexion sur la nature même de l’architecture.

L’exposition, « Franchir la berge » nous permet de revisiter plusieurs fondements du projet d’architecture : fonction du bâtiment, prise de site et expression de la société sont mobilisées au stade de la conception. Ils se trouvent comme exacerbés par la présence de l’eau qui oblige plus qu’ailleurs à une forme de dépassement, d’extériorisation par une mise en scène géographique. Franchir la berge, c’est d’ailleurs pour certains architectes s’aventurer au-delà des limites imposées par la société. Lorsque l’architecture quitte la terre ferme, elle devient prospective, la profondeur de l’eau pouvant occasionner une révolution sociale, économique et environnementale. Le temps d’une visite, ces projets permettent de prendre le large et cela fait du bien !

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