EXPOSITION Franchir la berge - les alpes, les lacs, des architectures - A Grenoble Publié le 09/07/2019

jusqu'au 27 juillet 2019 à la Plateforme à Grenoble.

"Franchir la berge" nous amène aux questions de la limite, du seuil, de la ligne, de la frontière entre le solide et le liquide, entre le ferme et le mou, entre le connu et l’incertain, le contraint et la liberté. Qu’elle s’établisse en belvédère, se rapproche au plus près de la berge, franchisse la ligne du rivage ou se glisse sur les lacs et les cours d’eau, l’architecture instaure, tout au long du XXe siècle une relation féconde à l’eau qui s’amplifie encore depuis les années 2000.

Les projets exposés nous permettent de revisiter plusieurs fondements du projet d’architecture : fonction du bâtiment, prise de site et expression de la société. Ils se trouvent comme exacerbés par la présence de l’eau qui oblige plus qu’ailleurs à une forme de dépassement, d’extériorisation par une mise en scène géographique. C'est d’ailleurs pour certains architectes s’aventurer au-delà des limites imposées par la société.
L’exposition explore une centaine d’années (1930-2030) à travers une quarantaine de projets, références iconiques, réalisations ou projets prospectifs du XXe siècle, édifices du début du XXIe siècle et projets réels ou prospectifs des années 2020/2030.
Elle observe des exemples de réalisations dans l’espace franco-suisse de l’arc alpin, essentiellement autour des lacs de Savoie (Le Bourget, Aiguebelette), de Haute-Savoie (Annecy), d’Isère (Paladru), frontalier (Léman) et de Suisse (Quatre Cantons, Neuchâtel…).
Lorsque l’architecture quitte la terre ferme, elle devient prospective, l’ample espace aquatique pouvant accueillir une révolution mentale sociale, économique et environnementale. Le temps d’une visite, ces projets permettent de prendre le large et cela fait du bien !

Le CAUE a proposé à Sylvie de Meurville de ponctuer l’exposition de quatre sculptures originales. Cette artiste travaille à partir d’une observation de la nature et de ses différentes échelles de temps, d'espaces et de structures afin de mettre en évidence les vibrations du paysage et leurs analogies avec le corps, l’organique. Les sculptures  de la série "Veines d'eau" résultent de "l’extraction" des cours d'eau irriguant les territoires. Le dessin qui en résulte est découpé dans de la tôle d'acier puis mis en volume  pour nous proposer une lecture renouvelée des réseaux hydrographiques.

Exposition conçue et réalisée par le CAUE de Haute-Savoie
Commissaire de l’exposition : Dominique Amouroux, critique d’architecture, historien de l’architecture du XXe siècle
Les partenaires de l’exposition : Ville d’Aix-les-Bains, CAUE de l’Isère, de Rhône-Métropole et de Savoie

Photo : Expo 02, Morat, Architectures Jean Nouvel & GIMM Architekten, 2002 © Philippe Ruault

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