Un paquebot dans la montagne - Passy

Reconnu dans l’histoire des sanatoriums, le plateau d’Assy compte encore de nombreux établissements, témoignage d’un patrimoine architectural typique des années 30. Mais le plus emblématique, celui de Plaine-Joux, n’a jamais vu le jour. Histoire d’un bâtiment d’exception resté à l’état de projet. la Seconde guerre mondiale, faisant alors du Plateau d’Assy l’une des stations de cure les plus importantes d’Europe.

Au début du XXe siècle, la tuberculose continue de faire rage. En France, le fléau cause 90 000 décès par an ! Pour soigner les malades qui n’ont pas les moyens de fréquenter les établissements suisses trop onéreux, on a l’idée de créer de vastes centres de cure accessibles au plus grand nombre. La loi Honorat de 1919 en fait même une cause nationale : elle impose à tous les départements français de se doter de sanatoriums populaires dans les cinq ans. Perché entre 1 100 et 1 400 m d’altitude, le Plateau d’Assy est retenu pour établir un "village sanatorial" en Haute-Savoie. Il faut dire que le site est privilégié : une altitude idéale, au-dessus des brouillards, un air sec et un ensoleillement exceptionnel, un site isolé de toute habitation et un panorama grandiose. Le premier établissement ouvrira ses portes en 1926 et sera suivi de nombreux autres, pour atteindre plus de 2 000 lits d’hospitalisation à la veille de la Seconde guerre mondiale, faisant alors du Plateau d’Assy l’une des stations de cure les plus importantes d’Europe.

© oeuvre de Henry Jacques Le Même, Archives départementales de la Haute-Savoie - 142J728

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